Lundi 19 décembre 2011 1 19 /12 /Déc /2011 14:45

Mgr-Terrier-Paccard-2.JPGCette histoire trouve son origine dans mon parc de sculptures, ce rectangle de terre autour de ma maison dans lequel le "Chemin Idéal", que j’ai tracé au sol avec des dalles de pierre, conduit le visiteur de sculpture en sculpture. Il se trouve que l'une de ces pièces, que j'avais réalisée en bronze il y a bien longtemps, représente le buste de mon oncle, Monseigneur Léon Albert Terrier, qui fut évêque à Moutiers puis à Bayonne.

 

Un jour de septembre 2011, j'avais ouvert mon parc pour les “Journées du Patrimoine”, et j'eus la visite de Pierre Paccard, le patron (maintenent retraité) des « Cloches Paccard », cette entreprise bien connue pour avoir coulé un très grand nombre de cloches de Savoie mais aussi de France, de Navarre, et bien plus loin encore, depuis plus de deux siècles. Lorsqu'il eut terminé la visite, nous échangeâmes quelques paroles amicales et il s'en alla, apparemment satisfait.

 

Plusieurs semaines passèrent, puis un jour, je reçus par courriel un message de la part de mon visiteur ; il me disait qu'il avait bien reconnu mon oncle sur son piedestal, et qu'il avait dans ses archives un petit dossier concernant une cloche qui avait été fondue en 1939 en son honneur. Et il ajoutait qu'il avait retrouvé le moule ayant servi à la personnaliser par un haut relief aux armes du prélat.

                                                                                        

Buis Paccard                                                                                                                                 

Ce brusque retour en arrière, un an avant ma naissance, ne manqua pas de m'émouvoir. À la première occasion je me rendis à la fonderie pour rencontrer Pierre ; effectivement, il me montra un petit moule en buis qui avait servi à imprimer les armoiries de mon oncle sur la cloche en question.

Armoiries Mgr Terrier Paccard 

Par ailleurs, dans le dossier on pouvait lire que la cloche, installée à Notre-Dame-du-Pré en Savoie, se nommait Sophie, qu'elle avait pour parrain un certain Fabien Terraz et comme marraine une certaine Sophie Fraissard ; qu'en outre, elle portait en effigie le Christ en Croix, la Sainte Vierge, Sainte Sophie, et bien entendu, les armes de Monseigneur Terrier. Il était également précisé qu'elle pesait 149 kilos, que son installation avait été présidée par Monsieur Barlet, maire de la commune, et bénie par Monseigneur Terrier en personne en l’an du Seigneur 1939.

 Fiche-Cloche.jpg 

Je ne saurais dire pourquoi je me sentis soudain comme propulsé 71 ans en arrière, lorsque les cloches de mon village de Seynod carillonnaient ma propre naissance…

 

Alors, je demandai à Pierre s'il voudrait bien me faire un bronze à partir de ce moule. Àussitôt il appela son chef d'atelier et lui demanda de m'en couler un exemplaire, en me précisant qu'il me l'offrait ; je n'aurai qu'à venir le chercher d'ici une quinzaine.

C'est dire si j'étais comblé !

  

Mais tout n'était pas dit, car cette histoire avait appelé dans mon esprit d'autres resonances : Puisque cette cloche avait été dédiée à Sainte-Sophie, pourquoi n'en existerait-il pas qui l’aient été à Saint-Jacques, l'ami des pèlerins de Compostelle ? “Bien sûr“ me rétorqua Pierre lorsque je lui eus fait part de ma réflexion. “Laisse-moi chercher le moule...” Il ne lui fallut pas plus de deux minutes pour le trouver dans ses innombrables tiroirs ; je pus discerner en creux dans ce morceau de buis, notre bon Saint Jacques pèlerin avec tous ses attributs, flanqué de deux angelots, et porté par une nuée. Une fois encore, je ne résistai pas au désir d'en commander un exemplaire en bronze. Et à nouveau, Pierre demanda à son chef d'atelier de faire le nécessaire.

 

Mgr Terrier Paccard 1

Un jour donc, après avoir reçu un appel téléphonique de la fonderie, je me rendis à l'atelier pour prendre possession de mes bronzes. Splendides ! Magnifiques ! Superbes ! L'un comme l'autre, il m’enchantaient ! Sitôt rentré à la maison, je fixai le petit carré en bronze des armoiries de mon oncle sur sa stèle, à la place de la tête de lion qui, sans aucun lien avec le sujet, y figurait depuis sa mise en place. Esthétiquement, c'était du plus heureux effet, mais la cohérence avec le personnage en disait encore bien davantage…

 

Quant au Saint-Jacques, lorsque je le présentai à l'assemblée des pèlerins de Haute-Savoie au cours de leur réunion de décembre 2011, il fit tout simplement l'unanimité, et de nombreux participants émirent le souhait d'en commander un exemplaire.  

 

St Jacques PaccardVoilà où nous en sommes aujourd'hui. Mais une autre aventure nous attend, que nous a fait miroiter Pierre Paccard : éplucher la quinzaine de livres qu'il possède, où sont répertoriées toutes les cloches que la fonderie à coulées et installées à travers le monde, pour en extraire celles de Rhône-Alpes spécifiquement dédiées à Saint-Jacques. Vaste entreprise ; pour ce faire, il nous faudra nous réunir à cinq ou six pèlerins, bien armés de courage et de persévérance... en espérant trouver de nombreuses cloches marquées au sceau de Saint Jacques pèlerin.

  

Une histoire à suivre, assurément…

   

LéoGANTELET        

8 Route des Emognes     

74600  SEYNOD 

Tel : 04 50 69 15 41

Courriel : xgantelet@aol.com

Blog : xgantelet.over-blog.com 

 

Par Léo Gantelet - Publié dans : Léo et son parc de sculptures
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Jeudi 26 mai 2011 4 26 /05 /Mai /2011 15:58

 

Le chemin idéal    

                                        Parc Sculptures

PARC DE SCULPTURES

 

Quelques photos des "Rendez-vous aux Jardins" sur "Le Chemin Idéal" les 4 et 5 juin. Une réussite largement au-delà de tout ce qui était espéré ; un grand moment de partage et d’harmonie avec 180 visiteurs.

 

8 route des Emognes
74600 SEYNOD

 xgantelet@aol.com   

Propriété privée :

Christiane & Léo Gantelet

 

Visite 5 & 6 juin 2010 (10)

 

Visite 5 & 6 juin 2010 (3)

 

L'Astronome et Léo

 

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J'ai toujours pensé que vivre entouré de beauté était un choix primordial pour l'équilibre et l'évolution personnels. Or, c'est bien le rôle des oeuvres d'art que de contribuer à la beauté ; de rayonner sur ceux qui les côtoient et, à leur insu même, de leur apporter du bien-être. Les plus belles villes du monde ne sont-elles pas celles où s'épanouit l'art ? Et notamment l'art de la statuaire : Paris, Venise, Florence, Prague, Londres... C'est bien dans l’esprit de cette quête de la beauté qu'en 1992 j'avais implanté dans ce parc - alors que 2 oeuvres s’y trouvaient déjà depuis 1990 - une sculpture qui allait provoquer le déclic : « L’Estate - L'Été » (pièce numéro 22) du sculpteur italien Maurizio D'Agostini .

Enchanté par cette expérience, j'en installai alors une autre, puis une autre, etc... Mais bientôt, cette démarche se colora spontanément d'un sens plus profond. J'eus l'idée de diviser ce rectangle de terre d'un demi hectare qui constitue mon parc, en trois espaces se succédant, chacun étant chargé d'un sens symbolique.

 

Le premier, qui commence à « L’Os à Moelle », vers le portail d'entrée dans la partie la plus basse du terrain, et qui va jusqu'à la sculpture « Quo Vadis », serait consacré à la nature, aux choses simples, terrestres. On y trouverait des grottes, des animaux… Mais on pourrait le voir aussi comme un lieu dédié à l'enfance et à la jeunesse.

 

L'espace suivant, situé entre le mur de la piscine et celui du cimetière, serait consacré à la pensée créatrice : la poésie, la philosophie, la démarche intellectuelle et intuitive. Mais on pourrait le voir aussi comme l'espace de l'âge mûr et de la raison.

 

Le troisième et dernier espace, sur la partie la plus haute côté ouest, entre la piscine et là haie, se rapporterait symboliquement à la spiritualité ; on pourrait également le voir comme étant celui de l’âge avancé.

 

Toutes les oeuvres installées s'inscriraient dans la logique de ces trois espaces dont elles renforceraient le sens symbolique. C'est alors qu'une autre idée s'imposa : tracer matériellement sur le sol un chemin de pierre qui conduise de la première oeuvre à la dernière du troisième espace, « La Source », en traversant successivement chacune des trois aires ; pour tout dire, un chemin à caractère initiatique.

 

Au-delà - mais cette idée n’interviendra que beaucoup plus tard - s'ouvrirait une quatrième aire qualifiée de « cosmologique » où seraient évoqués les saisons, les points cardinaux, l’heure solaire etc, suivie d'une cinquième autour de la maison d'habitation, qui serait simplement « d'agrément ».

 

 

  

 

Par Léo Gantelet - Publié dans : Le Chemin Idéal
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Lundi 28 mars 2011 1 28 /03 /Mars /2011 14:18

 

Tr--s-Comprim----10-.jpgJ’ai composé, paroles et musique, sous le titre « La Voie(x) de Compostelle » cette nouvelle chanson sur la longue marche vers Compostelle.

Précédemment j’avais déjà créé une chanson (aujourd'hui bien connue) intitulée « Vers Compostelle ». Si celle-ci mettait en scène un pèlerin optimiste et guilleret, celle d'aujourd'hui campe plutôt un groupe de pèlerins quelque peu harassés ahanant sur ce chemin qui n'en finit pas. Pourtant au bout de leurs peines ils trouveront leur récompense dans la sublime cathédrale.

 

 

 

Ecoutez donc...  en cliquant ici

 

Et  chantez en chœur…

 

Blog de Léo Gantelet : xgantelet.over-blog.com

 

La Voie(x) de Compostelle

 

Nous êtions tous partis de France

Pour aller voir un jour la-bas

Le bourdon marquait la cdence

Sur le Chemin qui va, qui va...

 

          Même si la marche était dure

        Si la fatigue avait raison

        De nos bien fragiles montures

        Notre joie restait de saison

 

Nous étions tous partis de France
...

               Sur ce chemin nous étions frères

Nous partagions le même élan

Et nos souffrances étaient prières

Que nous répétions à pas lents

 

Nous étions tous partis de France

...

                Humblement poursuivant l’étoile

C’est le cœur qui dictait sa loi

Et nos âmes hissaient la grand voile

Loin de l’orgueil et de l’exploit

 

Nous étions tous partis de France

...

                Dans la sublime cathédrale

Saint Jacques nous reçut gaiment

Nous avions trouvé le Saint Graal

Rien ne serait plus comme avant.

 

Nous étions tous partis de France

...

 

10 Février 2011

Texte et Musique : Léo Gantelet

Voix et Guitare : Jacko Duarte

Par Léo Gantelet - Publié dans : Léo à Compostelle
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Mardi 15 mars 2011 2 15 /03 /Mars /2011 10:53

Shikoku, les 88 Temples de la Sagesse

 

EN JAPONAIS, PUIS EN ANGLAIS, PUIS EN FRANCAIS

Par Léo Gantelet - Publié dans : Léo au Japon: les 88 temples
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Lundi 14 mars 2011 1 14 /03 /Mars /2011 10:40

 

SHIKO_couv.jpg 

書籍名Shikoku, Les 88 Temples de la Sagesse

 

仮邦題:四国、知恵の八十八の寺、私の歩いた日本のコンポステーラ

著者:レオ・ガントレ

フランス語原稿の部分抜粋:http://xgantelet.over-blog.com/categorie-10126462.html

 

 

この著書は筆者が四国で「八十八ケ所遍路道」を2006年に秋に達成した時の物語である。著者は50日にわたって1400kmに及ぶ行程を、八十八の寺を訪ねるために、徒歩で四国を一周した。旅から戻るとすぐに書き始めた旅の経験の物語が、2008年に仏語でアストロノム社から出版された。

 

仏語著書を読んだ日本人による概要を以下に添付する。

 

この著書において、フランス人作家レオ・ガントレは2ヶ月近くに及ぶ日本での旅と滞在の模様を語ってる。日本とその住人についての発見のみならず、自信の内面の葛藤や自らに対する問いを詳細に描写している。

 

初めて日本に触れるにあたり、著者は平凡な観光ツアーでは満足しなかった。彼はまず、8ヶ月ほどかけて日本語の基礎を身に付けることで、この旅に出た。そして、20069月に妻と友人夫婦と共に四国に渡り、坂東八十八ケ寺を巡る道へと踏み出した。彼らは第一番霊山寺から第四番までの二日間を共に歩き、そこで別れた。他の3人がフランスに帰国する一方、著者は第八十八番まで50日にわたる長い道のりを一人で歩き続け、一周する形で第一番に戻る。

 

未だ田園風景を残し昔のままの姿を留める四国の素晴らしい島を日毎見出すうちに、その詩的な魅力に恋に落ちるほど酔いしれた。著者は,そこで素晴らしい風景の中に自然を見出した。海の風景、そして瀬戸内海と太平洋に囲まれた山から成る島の切り立った断崖と、切り裂かれた荒い海岸線、、、。2006年秋の天候は良く、訪れる度に神聖な気持ちと、旅を続ける活力を充填してくれる無数の聖地がちりばめられた巡礼路は、海辺の標高ゼロメートルの平野から、多くの寺が建つ切り立った山々へと筆者を導いていった。

 

しかし、著者は他にも多くのことを語る。一日25キロから30キロのペースで歩く中、白装束に身を包み、円錐形の管笠をかぶったお遍路さんに日々出会う。夜は民宿や旅館でお遍路仲間と夕食を共にする。西洋のものとは多くの点において異なる日本の習慣やしきたりを少しずつ発見していく。食事や就寝、入浴も、日本とフランスでは作法が異なる。この巡礼を通して著者は、常に親しみのこもった好奇心でこうした違いを発見し、時にはユーモアを交えながら詳述する。

 

注目すべきは、彼自身がお遍路さんになりきっていることである。特に寺では、他の人と同じように、御手洗いで身を清め、線香や灯明をあげ、本堂や大師堂へ熱心に参拝した。2ヶ月近くにわたり、この巡礼で唯一の外国人でありながら、彼はこの道を行く数千の日本人の一団に怯むことなく溶け込んでいった。コミュニケーションは必ずしも容易ではなかったが、英語と少しの日本語を駆使して、真剣に友情を育み、道中で親しくなったサブロウさんは2008年秋にフランスへ遊びに来た。

 

肉体的に、精神的に苦しい時もあった。例えば、雨中登った第十二番の寺への厳しく疲れ易い上り坂、道に迷った時、早朝の出発の際に頭から転んだ時。自分に向けられた心遣いを推し量るのと同時に、人々と、また、最先端の現代性と先祖伝来の素晴らしい伝統を調和させている対照的な文明、と言う奥深い特性を発見していく機会は多かった。

 

そして何より、内なる歩みがあった。長時間にわたる徒歩の道程から派生し、繰り返される寺院参拝に力づけられ、到達不能な領域と自分自身の探求を行う人々の伝播する熱意に励まされた瞑想状態。

 

つまるところ、これは著者が読者を自ら辿った道のりに導く冒険談であり、小説として読むこともできる。日本人読者にとっては、心いくまで観察を重ねたフランス人が捕らえた、ありのままの日本人の姿を映し出す鏡のような本である。

 

著者の他の出版物

Unique Langage, Stocchiero Editrice, 1991 Pourquoi, Editions du Choucas, 1997
Dis-moi, Lac..., Editions de l'Astronome, 2004
Enoch Arden, Editions Sauvagine, 1993. Une traduction d'un poème (1000 vers) de l'Anglais Alfred Tennyson :
Légendes des Sommets, Editions Rossat Mignod, 1995. Livre illustré de photos sur la Haute-Savoie,.
En si bon chemin... Vers Compostelle, Lepère Editions - 2003
.
Chevaux de légende, Editions du Mont, 2005.
Perles d'Océan (roman), Editions de l'Astronome, 2007.

Shikoku, les 88 Temples de la Sagesse, 2008 En si bon chemin... Vers Compostelle, Ré-edition, Editions de l'Astronome – 2009

Le Chemin Idéal, Editions de l'Astronome – 2009. Ré-édition

 

Bloghttp://xgantelet.over-blog.com/ 

 

 

 

Par Léo Gantelet - Publié dans : Léo au Japon: les 88 temples
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Dimanche 13 mars 2011 7 13 /03 /Mars /2011 10:07

 

 

SHIKO_couv.jpg

 

Shikoku, Les 88 Temples de la sagesse

 ( In English ) Shikoku, The 88 Temples of the wisdom

 

Author’s name : Léo Gantelet

Blog : http://xgantelet.over-blog.com/categorie-10126462.html

 

Léo Gantelet accomplished the 88 Temples Pilgrimage on Shikoku Island, Japan, in 2006. He walked 1400 km over 50 days visiting all the 88 temples. After returning home, he wrote a book, in French, which was published by Editions de l’Astronome - 2008. The following is a summary of the book by a Japanese who read it.

 

In the book, the author Leo Gantelet talks about his experience of traveling and living in Japan over a 2-months period.  He describes in details not only how he found Japan and its people but also his own conflicting thoughts and questions about his life.

 

The author knew that he was not going to be happy to become just one of the many typical tourists so, before leaving for Japan, he spent 8 months learning Japanese.  In September 2006, he went to Shikoku Island with his wife and another couple of their friends. They walked together for two days from temple No. 1 : Ryôzen-ji to temple No.4  : Dainichi-ji.  There, he left them and started to walk alone for 50 days until he reached temple No. 88 : Ôkubo-ji, eventually returning to temple No.1, thus closing the circle.

 

As soon as the author started to walk, he fell in love with nature and the beauty of the countryside and islands.  He discovered splendid sceneries, mountains plunging in the Pacific Ocean and the Inner Sea, cliffs and rough seashore, etc, etc.  The weather in 2006 was exceptionally pleasant.  Each time he visited a temple, he experienced a quasi-religious feeling which gave him the power to continue the voyage.  The route of the pilgrimage lead him from seaside plains (altitude 0 m) to steep mountains where sacred temples stood. 

 

The author also describes various other things. While walking 20 km to 30 km a day, he met many pilgrims clad in white clothing and wearing conical hats.  At night, he shared dinners with them at Ryokan (Japanese Inn) or at Minshuku (family-run smaller inns) and in doing so, he discovered many customs and traditions that were very different from those of France or the West :  table-manners, sleeping and bathing habits, etc. He experienced those differences through the pilgrimage, and he described them with humor and in a friendly manner. 

 

What should be noticed here is that the author identifies himself as a typical Japanese  pilgrim by washing his hands at each temple, donating incense and lighting candles and visiting inner sanctuaries. For two months, while being the only westerner, he merged into the crowd of thousands of Japanese pilgrims, not an easy task to accomplish considering his language handicap. In spite of this, the author became friend with another pilgrim, Saburo-san.  Saburo-san eventually visited the author in France in the autumn of 2008.

 

There were physical and psychological hardships, exhaustion and fatigue when the author climbed the steep slope leading to temple No. 12  : Shôsan-ji, or when he lost his way, or when he fell on the ground in the early morning etc., but people always helped him with great kindness. Those experiences made the author realize the extraordinary contrast there is between the highly modern and technologically-minded Japan and the other Japan, still steeped in its wonderful old traditions.

 

Above all, it was a pilgrimage of inner reflexion and strength brought about by the long walk and by repeated visits to new temples, and the enthusiasm he displayed to seek and identify them

 

In the end, this is a book in which the author tries to include the readers in his adventure.  This is a book which also depicts the real, naked and true colors of Japanese people through the experienced eyes of a French author. 

 

 

By the same author :

Unique Langage, Stocchiero Editrice, 1991

Pourquoi, Editions du Choucas, 1997
Dis-moi, Lac..., Editions de l'Astronome, 2004
Enoch Arden, Editions Sauvagine, 1993. Une traduction d'un poème (1000 vers) de l'Anglais Alfred Tennyson :
Légendes des Sommets, Editions Rossat Mignod, 1995. Livre illustré de photos sur la Haute-Savoie,.
En si bon chemin... Vers Compostelle, Lepère Editions - 2003.
Chevaux de légende, Editions du Mont, 2005.
Perles d'Océan (roman), Editions de l'Astronome, 2007.

Shikoku, les 88 Temples de la Sagesse, 2008

En si bon chemin... Vers Compostelle, Ré-edition Editions de l'Astronome – 2009

Le Chemin Idéal, Editions de l'Astronome – 2009. Ré-édition

Bloghttp://xgantelet.over-blog.com/

 

 

 

 

Par Léo Gantelet - Publié dans : Léo au Japon: les 88 temples
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Samedi 12 mars 2011 6 12 /03 /Mars /2011 09:08

 

SHIKO_couv.jpg

 

Shikoku, les 88 Temples de la Sagesse

 

Voir Blog : http://xgantelet.over-blog.com/categorie-10126462.html

 

 

Léo Gantelet a fait le pèlerinage des 88 temples sur l'île de Shikoku au Japon, en 2006. Il a parcouru à pied 1400 km en 50 jours tout en visitant chacun de ces 88 temples. De retour chez lui, il a entrepris d'écrire un livre, lequel a été publié en français aux Editions de l'Astronome en 2008. Le texte qui suit est un résumé du livre rédigé par un lecteur Japonais.

 

Dans cet ouvrage, l'auteur, Léo Gantelet, nous livre son expérience du voyage et de sa vie au Japon pendant près de deux mois. Il décrit non seulement sa perception du Japon et de ses habitants, mais aussi ses pensées, ses conflits intérieurs et ses questionnements sur sa propre vie.

  

Il avait bien perçu par avance que le fait de se rendre au Japon comme un simple touriste parmi d'autres ne le comblerait pas. Aussi, avant de partir, il passe huit mois à étudier la langue japonaise. En septembre 2006, il se rend dans l'île de Shikoku avec sa femme et un couple d'amis. Ils marchent ensemble pendant deux jours depuis le temple 1 Ryôzen-ji jusqu'au temple 4 Dainichi-ji. Là a lieu la séparation, et notre auteur se met en marche seul pour une cinquantaine de jours, jusqu'à atteindre le temple 88 Ôkubo-ji, puis retourner au temple 1 pour boucler la boucle.

 

Dès qu'il commence à marcher, il tombe amoureux de la nature, et de la beauté de la campagne et des îles. Il découvre de splendides paysages : montagnes plongeant dans l'Océan Pacifique et la Mer Intérieure, falaises et rivages tourmentés etc... Le temps à l'automne 2006 était exceptionnellement agréable. À chaque fois qu'il visitait un temple, il éprouvait un sentiment quasi religieux qui lui donnait la force de continuer le voyage. L'itinéraire du pèlerinage le conduisait des plaines littorales (altitude zéro) aux montagnes escarpées où se trouvent les temples sacrés.

 

L'auteur décrit aussi quantité d'autres choses. Tout en marchant 20 à 30 km par jour, il rencontrait de nombreux pèlerins tout de blanc vêtus et coiffés du chapeau conique traditionnel. Le soir, au ryokan (auberge japonaise) ou au minshuku (maison d’hôte familiale) où il partageait le repas avec eux, il découvrait nombre de coutumes et traditions fort différentes de celles qui ont cours en France et en Occident : convenances à table, ou pour dormir, ou pour prendre le bain, etc... Ayant fait l'expérience de toutes ces choses au cours du pèlerinage, il les décrit avec humour et bienveillance.

 

Ce qu'il faut noter, c'est que l'auteur s'identifie pleinement aux vrais pèlerins japonais. Comme eux, il se lave les mains, fait brûler des bâtons d'encens, et allume des bougies, lors de la visite des sanctuaires. Pendant presque deux mois, seul étranger, il se mêle à la foule des milliers de pèlerins japonais ; ce qui n'était pas toujours évident compte tenu de la barrière de la langue. En dépit de cela, il devient ami avec un pèlerin du nom de Saburo-san ; Saburo-san qui vint même lui rendre visite en France à l'automne 2008 !

 

Physiquement et psychologiquement, il y eut des épreuves, du harassement, et de la fatigue ; notamment quand l'auteur eut à gravir la rude pente vers le temple 12 Shôsan-ji, ou quand il perdit son chemin, ou encore quand il tomba face contre terre un beau matin, etc... Mais toujours, les gens lui sont venus en aide avec beaucoup de gentillesse. Ces expériences démontrèrent à l'auteur l'extraordinaire contraste qu'il y a entre le Japon ultramoderne imbu de technologie, et l'autre Japon encore tout imprégné de ses merveilleuses traditions ancestrales.

 

Par-dessus tout, ce fut un pèlerinage de réflexion intime, porté par cette force que produit la marche au long cours, avec les visites répétées à chaque nouveau temple, et l'enthousiasme déployé pour les trouver et les identifier.

 

En conclusion, voici un livre dans lequel l'auteur s'efforce d'emmener le lecteur dans sa propre aventure. C'est aussi un livre qui dévoile l’âme japonaise dans sa réalité, sa nudité, et sa vérité, à travers le regard averti de l’écrivain français.

 

 

Du même auteur :

Unique Langage, Stocchiero Editrice, 1991

Pourquoi, Editions du Choucas, 1997
Dis-moi, Lac..., Editions de l'Astronome, 2004
Enoch Arden, Editions Sauvagine, 1993. Une traduction d'un poème (1000 vers) de l'Anglais Alfred Tennyson :
Légendes des Sommets, Editions Rossat Mignod, 1995. Livre illustré de photos sur la Haute-Savoie,.
En si bon chemin... Vers Compostelle, Lepère Editions - 2003
.
Chevaux de légende, Editions du Mont, 2005.
Perles d'Océan (roman), Editions de l'Astronome, 2007.

Shikoku, les 88 Temples de la Sagesse, 2008

En si bon chemin... Vers Compostelle, Ré-edition Editions de l'Astronome – 2009

Le Chemin Idéal, Editions de l'Astronome – 2009. Ré-édition

 

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Lundi 26 avril 2010 1 26 /04 /Avr /2010 09:34

Depuis l'étranger, les ouvrages de Léo Gantelet peuvent être commandés sur internet à l'adresse suivante :

www.abebooks.com/servlet/SearchResults?an=GANTELET+LEO&kn=GANTELET%2C+LEO

Par Léo Gantelet
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Samedi 10 avril 2010 6 10 /04 /Avr /2010 23:00

Shikoku, les 88 Temples de la Sagesse

 

Le Compostelle Japonais

 

SHIKO_couv.jpgIl s'agit du récit du « Pèlerinage des 88 Temples »  de l'île de Shikoku au Japon, que l'auteur a fait à l'automne 2006. En 50 jours de marche à pied et 1400 km parcourus, il a accompli le tour de cette île et visité chacun de ces 88 temples bouddhistes. Dès son retour, il a entrepris d'écrire le récit de cette expérience qui vient de donner lieu à la publication, aux Éditions de L'Astronome, d'un livre dont le titre est ; « Shikoku, les 88 Temples de la Sagesse » et le sous-titre « Le Compostelle Japonais ». L'ouvrage sera également publié en japonais au Japon.

 Cette aventure, d'une extraordinaire richesse, fait suite à une expérience similaire vécue par l'auteur sur le chemin de Compostelle avec, là aussi, la publication en 2003, sous le titre « En si bon Chemin... vers Compostelle », d'un livre qui a connu un réel succès de librairie. Épuisé récemment, l’ouvrage vient d’être réédité aux Éditions de l'Astronome dans une présentation entièrement rénovée, et augmentée du récit du nouvel itinéraire Gillonnay – Arles (330 km) parcouru en juin 2009 par l'auteur.

Léo GANTELET - 8 Route des Emognes - 74600  SEYNOD - FRANCE - Tel  :  +33 (0)450 69 15 41

Mon e-mail > xgantelet@aol.com  -  Mon blog > http://xgantelet.over-blog.com/

Par Léo Gantelet
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Lundi 2 mars 2009 1 02 /03 /Mars /2009 00:00
 
Le pèlerinage bouddhiste des 88 temples de Shikoku

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C'était à la suite d'une conférence sur le chemin de Saint-Jacques, organisée par d'anciens jacquets que, toutes affaires cessantes, j'avais pris la décision d'aller à Compostelle à pied depuis chez moi. C'était en 1999. Sept ans plus tard, c'est après avoir lu un article dans le bulletin des Amis de Saint-Jacques en Rhône Alpes, qu'en un éclair, je décidai de faire le pèlerinage bouddhiste de Shikoku au Japon, tel que le décrivait dans son article le Dr Thierion. Mon propos n'était pas de devenir bouddhiste, mais de vivre une expérience qui sorte de l'ordinaire.
Tout me laissait supposer que j'allais retrouver là-bas ce qui m'avait tant enchanté sur le chemin de Compostelle ; en tous points en effet la ressemblance semblait frappante. Mais s'y ajouterait, outre le dépaysement, avec d'autres visages de la nature et des hommes, une vision du monde des vivants et de l'au-delà toute différente, propre à enrichir et renouveler des concepts anciens si profondément gravés en moi que je les tenais pour éternellement valides.
J’étais certain de retrouver, sous d’autres cieux, les conditions qui m’avaient permis un jour d’aller voir plus loin. « Plus loin », c’était justement la devise parfaite de ce genre d’aventure, que les jacquets traduisent par « Ultreïa », « plus outre, plus loin », et les Japonais par le « Sutra du Cœur », « allez, allez, plus loin jusqu’à l’Eveil ». Je savais d’expérience que le pèlerin n’a nul besoin de s’armer d’intentions précises pour suivre son chemin. Il peut partir tranquille avec l’esprit aussi vide qu’une coquille d’escargot après les fêtes de Noël ; il lui suffit de marcher et la marche fait le nécessaire. Et c'est bien cet état d'esprit qui m'habitait avant mon départ.
J'étais allé à Compostelle en 88 jours. Je viens de faire le pèlerinage de Shikoku en 88 temples. J’ai marché 50 jours et j’ai parcouru 1400 km  par des chemins infiniment exotiques, autour de cette île japonaise. On pourrait penser que, longeant l'océan et la mer, le chemin est entièrement plat ; ce serait sans compter avec les nombreuses incursions de l'itinéraire en direction du centre de cette île particulièrement montagneuse. Autrement dit, le chemin de Shikoku n'a rien à envier à celui de Compostelle pour ce qui est de la difficulté. Mais là n'est pas l'essentiel.
L'essentiel je le trouvai jour après jour dans cette ronde interminable des temples, bien installé dans une bulle d'extrême solitude que renforçait singulièrement la barrière de la langue japonaise. J'avais pris la peine, pendant les huit mois qui précédèrent mon départ, d'apprendre un peu de cette langue ; bien m'en a pris, car j'eus la surprise de découvrir dès mon arrivée sur le chemin, que j’y étais le seul étranger et que bien peu de japonais sur cette île parlaient anglais. Néanmoins, je retrouvais les vertus de la marche au long cours que je connaissais bien. Elles étaient bien présentes sur cet autre chemin  magique, balisé de signes sensibles de la foi des hommes en un autre monde, si possible meilleur que celui-ci ; un chemin marqué en profondeur par les millions de pas des millions de pèlerins qui m'avaient précédé, un itinéraire ardu, interminable, sur lequel se produisaient, malgré l'isolement, de belles rencontres, d'étranges coïncidences, d'imprévisibles catharsis parfois fondatrices d'une nouvelle vie.
En observant ces nombreux pèlerins tout habillés de blanc avec leur chapeau de paille conique et leur bâton, la première chose qui me frappa, ce fut le sérieux de leur démarche, qui se traduisait par une certaine austérité de comportement. Ce qui n'enlevait rien de leur gentillesse, de leur serviabilité, de leur écoute. Jamais je n'aurais supposé que je puisse bénéficier de tant d'aide et de sollicitude de leur part dans les moments difficiles. Je sentais bien qu'il y avait là un vrai reflet de l'âme japonaise, mais il y avait en plus leur condition de « pèlerin », ce qui n'était pas un vain mot. Leurs prières au temple avaient quelque chose de poignant. Au début, je voyais se former des groupes devant le Hondo* puis devant le Daishido*, qui psalmodiaient longuement au rythme imprimé par un moine qui battait la mesure en frappant une sorte de coquille avec un marteau en bois. Progressivement, je me joignis a eux ; parfois en me laissant pénétrer de leurs incantations, que je ne comprenais pas, et d'autrefois en lisant pour moi seul une traduction en français du « Sutra du Coeur ».
 
Bientôt, je compris ce qu'il y avait de fondamentalement différent entre le chemin de Compostelle et celui-ci. D'abord, le chemin de Shikoku était marqué par 88 points de passage obligé, ce qui régulièrement exigeait du pèlerin qu’il se retrempe dans ces lieux de spiritualité. Et je dois dire que, pour ma part, chaque halte était un moment de vrai réconfort qui m'aidait à poursuivre. Je pris aussi conscience que c'était un chemin circulaire, qui n'avait ni début, ni fin, et que les pèlerins d'antan (parfois encore ceux d’aujourd’hui) refaisaient plusieurs fois dans leur vie ; ce qui symboliquement traduisait parfaitement la tradition bouddhiste avec le cycle des morts et des renaissances. Cela est si vrai que arriver au dernier temple, le 88, c’est comme arriver à n'importe quel autre : pas de cérémonie, pas de liesse particulière, rien pour marquer l'accomplissement du pèlerinage. Pour ma part, je n'en fus pas surpris mais je ne pus m'empêcher de penser à mon arrivée sept ans plus tôt dans la cathédrale de Compostelle où se célébrait la messe solennelle de midi, avec toutes ses pompes et ses apparats...
 
Cette simplicité, je la sentis progressivement m'envahir et me couvrir d'une tranquillité qui m'était peu coutumière. Contrairement à mon cheminement vers Compostelle, qui m'avait apporté des émotions intenses et irrépressibles, le chemin de Shikoku se déroulait très simplement sous mes pas. J'étais bien, je n'attendais rien, je n'espérais rien, le vide s'était installé en moi, et je reconnaissais en cela, la marque du bouddhisme qui, de son propre mouvement, s'était insinuée dans mon âme.
 
Très belle aventure, en vérité ! Pas très facile à mener, je dois le reconnaître, mais possible, puisque j'ai réussi ; et ô combien enrichissante !
 
* Hondo = sanctuaire dédié à Bouddha
* Daishido = sanctuaire dédié à Bouddha
 
 
Seynod 10 Décembre 2006
 
Léo GANTELET
 
 
 
 
Par Léo Gantelet - Publié dans : Léo au Japon: les 88 temples
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